Les 24 heures de la Grol Race, samedi 16 et dimanche 17 juin 2012 Toutes les photos Pour bien finir l’année, Saint-Maur Roller a décidé de participer au challenge du Grol Race. Le principe ? Une course de 24 heures, rollers aux pieds sur les routes bretonnes. Elle se fait soit en solo, soit par équipes de 8 personnes maximum. Le groupe vitesse de SMR n’a réussi à réunir que 6 participants. Il a fallu trouver deux partenaires afin de rendre l’épreuve moins difficile. Rodolphe (21 ans) et François (15 ans), deux bretons motivés du club de la Vitréenne ont rejoint l’équipe de Christine, Marie-Laurence, Cécile, Perrine, Philippe et Xavier. Pour être en forme le jour J, les six franciliens décident de venir en train la veille afin de bénéficier d’une plus longue nuit de sommeil. Après un regroupement périlleux d’un RER à l’autre, puis une course folle dans les longs couloirs et escaliers du métro, voici la délégation SMR dans le TGV. A peine le temps de reprendre son souffle et Philippe se révolte déjà contre son programme du planning de course de Benjamin, l’entraineur du groupe vitesse. En effet, celui-ci avait pensé à tout : temps de repos, de glisse, de sommeil et même le temps au poste de chronométrage ! Il va falloir trouver une ruse qui convienne à tout le monde. Chacun y va de son idée pour refaire toutes les prévisions du coach, les feuilles sont noircies, puis Philippe très concentré trouve enfin la bonne solution égalitaire et avec un minimum de 5 heures de sommeil par personne la nuit. Après quelques contestations, ce nouveau planning est validé. Ouf ! Ce n’était pas une mince affaire et SMR qui s’est fait remarqué dans le train n’a pas réussi à embaucher du monde pour rouler (malgré une attention toute particulière d’une voisine qui viendra le lendemain voir de quoi ce groupe a l’air sur des roulettes !). C’est à Auray que se fait la halte du vendredi soir, avec toujours cette bonne ambiance présente jusque dans le dortoir pour cinq. Le lendemain matin, le Tire-bouchon, petit train régional estival (et non touristique !) les emmène sur la presqu’île de Quiberon et les dépose à 500 mètres du camping. Avant le départ, il y a un premier planning chargé : récupérer les dossards, installer (ou plutôt jeter) les tentes dans le camping et le stand, manger, faire connaissance des deux jeunes recrues (qui acceptent sans broncher le nouveau planning de course). 14 heures arrive vite et c’est le départ du tour de reconnaissance pour les 77 équipes, dont 20 solos. Le parcours de 3 km 250 environ, longe en partie la côte, passe entre de jolies maisons bretonnes sur des routes plutôt vallonnées, offrant de magnifiques points de vue. Il est composé de deux principales côtes (une assez longue, l’autre plus raide), deux belles descentes, des virages dans les deux sens, un  bitume lisse pour la plupart du temps… Quelques racines et “gratons” sans importance… le jour ! En effet, ces routes ne sont pas du tout éclairées la nuit et les coureurs doivent obligatoirement être équipés d’une lampe frontale pour voir la route et ne pas finir dans le décor. A 15 heures précises, le chronomètre est lancé pour 24 heures. Marie-Lau s’élance pour 2 tours avant de passer le relais “à l’américaine” à Perrine qui le passera à Xavier puis à Christine. Ainsi de suite pour cette moitié de l’équipe FRANCILENZETBRETONS pendant 1h1/2  alors que Cécile, Philippe, François et Rodolphe se reposent ou s’échauffent avant de faire eux aussi des relais à quatre. Cette organisation avec alternance d’efforts puis de repos d’1h 30 à 2h se poursuit sous le soleil.   En fin de journée, l’organisation du Grol sort l’apéritif local, rebaptisé Grolette pour l’occasion, puis la paëlla géante pour ressourcer les participants. A 22 heures, la 1ère moitié des Francilienzetbretons va se coucher alors que Marie- Lau et Perrine voient la nuit arriver sur le circuit. L’obscurité est quasi-totale une heure plus tard lorsque Christine et Xavier reviennent. Une nouvelle fois, cette équipe de 4 se passe les relais, mais avec de nouvelles difficultés, car seuls certains virages sont balisés. La descente dans l’obscurité totale donne un effet de rouler les yeux fermés, sensation nouvelle et déroutante qui ferait presque peur et empêche de partir  “tout schuss”. Le vent (25 nœuds parait-il !) n’est pas allé se coucher avec le soleil et ralentit lui aussi le rythme.  Quand 2 heures du matin arrive enfin, le 1er duo ne se fait pas prier pour aller se coucher. Le 2nd duo roule jusqu’à  3 heures (après 12 heures de courses) où Cécile et Philippe viennent échanger la place. Eux aussi roulent à deux pendant une heure, avant d’être rejoints par les “2 p’tits jeunes” pour rouler à 4 jusqu’à 7 heures, où François et Rodolphe font le dernier duo d’une heure. Après ce roulement de nuit, le 1er groupe revient sur la piste et l’alternance de la journée reprend son rythme. A midi, après quelques discussions tactiques, Francilienzetbretons décident de rouler tous ensemble. Ainsi, chacun fait environ un tour par heure, ce qui permet de bien se reposer et de rouler à fond ensuite ! A partir du dernier quart d’heure, il n’y a plus de passage de relais possible. Les Vitréens veulent tout donner pour gagner une place au classement général. L’organisation acceptant que tous les membres des équipes viennent sur le circuit lors de ces quinze dernières minutes pour clôturer les 24 heures, François et Rodolphe roulent ensemble pour finir la course en beauté. Le Grol remercie tous les participants et se lance dans une longue cérémonie de remise de prix par catégorie, à laquelle SMR ne peut assister jusqu’au bout, car l’heure du train approche et que les campements ne se sont pas rangés seuls pendant la course. Une fois de plus, Mari-Lau excelle dans le pliage de tentes. Finalement, il y aurait bien eu le temps de rester pour une séance photo supplémentaire, car le Tire-bouchon n’arrive pas tout de suite. Le trajet en TGV est toujours ponctué de rires, mais est bien plus calme qu’à l’aller. De même que dans les couloirs du métro l’ambiance est moins festive. Le groupe serait-il fatigué ? Saint-Maur Roller qui connaissait et appréciait le Grol Tour, a découvert le Grol Race avec grand plaisir. Merci à tous pour cette manifestation bien organisée dans un endroit splendide et favorable au roller (vent mis à part). Un grand merci aussi à Rodolphe et François pour leur participation efficace auprès de SMR. Francilienzetbretons sont arrivés en 10ème position au classement par équipes, avec une moyenne de 24km/h et 195 tours, soit environ 585 km parcourus. Expérience à renouveler !!!