Saint-Maur Roller
Les 24 heures du Mans, samedi 25 et dimanche 26 mai 2013
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Tout juste une semaine après les 6h de Carole où le SMR avait aligné 3 équipes, 5 membres du groupe vitesse (Cécile, Perrine, Fred, Didier et Sami ) épaulés de 4 amis (Aurélie, Solange, Aymeric et Jean-Phi) sous la direction du Coatch vitesse (Benjamin) décidaient d’affronter les 24h du Mans, une des plus grandes compétitions de roller d’Europe avec 457 équipes engagées et surtout un rassemblement festif autour de notre sport favori. Rendez-vous était donné le vendredi soir au camping du circuit pour une partie de l’équipe. Mais, seuls Sami, Jean-Phi et Benjamin eurent le courage de d’affronter une nuit sous la tente par temps orageux ! C’est donc aux aurores que tout le monde se retrouve pour le retrait des dossards et l’installation au camping boueux. Les nuages sont menaçant et le thermomètre indigne d’un 25 mai mais il en faut plus pour freiner la bonne humeur et l’envie de rouler. Cela tombe bien, la fameuse parade commence ! La piste est plutôt sèche et, c’est au milieu d’équipes souvent déguisées que s’effectue le repérage du circuit du Mans et sa fameuse côte Dunlop. Juste le temps de prendre possession des paddocks et de grignoter un peu et la séance de qualification commence… en même temps qu’une averse. Fred s’élance sur la patinoire avec un gout de déjà vu du weekend précédant et sauve les meubles : l’équipe Mi-Fun Mi-Club s’élancera de la grille de départ à la 136ème place. Il est 16h et Carmina Burana résonne dans les tribunes pour annoncer le départ imminent. Didier s’élance en chaussettes pour récupérer ses rollers comme le veut la tradition au Mans et enchaine les 2 premiers tours à un rythme soutenu malgré sa chute dans le premier tour avant de passer le relais à Perrine puis à Cécile. Ils tourneront ainsi pendant 1h30 avant que le second trio composé de Jean-Phi, Solange et Sami ne les relayent. L’œil sur le chrono, le Coatch nous préviendra tout au long de l’épreuve (certaines rumeurs disent qu’il aurait un peu dormi dans la nuit…) de l’arrivée des relayeurs de sorte qu’aucun passage de témoin ne fut raté. A 19h le dernier trio entame son heure et demi alors que l’équipe pointe à la 200ème place. La nuit tombe sur le circuit, tout comme la température alors que les avions des équipes pro continuent de nous dépasser à des vitesses folles et que des trains de solos en mode zombie restent solidaires dans l’effort. Afin de pouvoir dormir un peu, les durées des rotations des trios sont doublées et notre endurance est mise à rude épreuve. Lorsque soudain à 3h du matin un évènement incroyable se produit ! Benjamin, certainement frustré de voir tous ces patineurs et nostalgique des compétitions de sa jeunesse, décide de chausser pour un tour. 9 minutes plus tard il est de retour avec en poche le record de l’équipe (avec des patins pas à sa taille, un jean et 4 ans sans monter sur des rollers) ! Au petit matin nous sommes 130ème, la froide nuit a laissé des traces chez nos concurrents, et c’est par un épais brouillard que le trio du matin de Cécile, Perrine et Didier est accueilli. Avec le lever du soleil, la chaleur revient peu à peu ce qui permet de prendre un agréable petit déjeuner en mode farniente avec brioches, fruits, nutella et même boissons chaudes (quel luxe cette bouilloire !). Les derniers relais s’enchainent bien chacun se motivant pour battre son record personnel au tour avec le retour de conditions météo au top ! Le résultat ne se fait pas attendre : nous descendons vers la 110ème place et l’idée folle de rentrer dans le top 100 nous effleure. Les 3 dernières heures seront avalées sans que l’on s’en rende compte avec un final pour Jean-Phi qui enchainera 2 tours. C’est fait ! Avec une moyenne de 23km/h et 557km au compteur, nous terminons à la 97ème place. Alors que la cérémonie de remise des prix aux meilleures équipes se déroule, nous en profitons pour prendre un apéro bien mérité et admirer nos magnifiques médailles de finisher ! Après le repliage des tentes, l’équipe se répartit dans les différentes voitures et rentre à la maison un peu fatiguée mais la tête pleine de souvenirs et déjà impatiente de remettre ça l’an prochain.