Saint-Maur Roller
Roll’Athlon en Savoie, dimanche 2 juin 2013
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Roll’athlon, ça fait bien, ça fait pro mais quand on y est,  ça fait mal ! Course d’endurance   de 103 kms qui  traversent 3 départements, l’Ain, la Savoie, la Haute Savoie. Des côtes ? bien sûr! Donc forcément des descentes, du faux plat et du beau plat. Voici en quelques phrases le  ressenti des quatre participants de cette deuxième édition : Philippe et ses questionnements: Est-ce qu'il va pleuvoir ? Est-ce que ce sera plus difficile que l'an dernier ? Est-ce que je me suis assez bien entrainé ? Est-ce que je vais assez dormir ?  Est-ce que  j'ai  assez    mangé ?  Est-ce que j'ai trop bu ? Est-ce que j'aurai froid ? Est-ce qu'on part trop vite ? Est-ce que tout le monde est là ?  Est- ce  qu'on peut partir plus vite ? Comment j'ai fait pour éviter mec qui   vient de  se    vautrer   devant    moi?      Qui vient de se vautrer juste dernière ?  De quel côté faut-il  passer ? Est-ce que je vais avoir encore mal au pied longtemps ? Est-ce que je vais être obligé de  déchausser ? Combien de temps ça va me prendre ? Est-ce que je vais retrouver un peloton ? Est-ce que ce %*@#! Vent va durer longtemps ? Est-ce que je vais rester seul jusqu'au bout ?  Est-ce que je vais mettre plus longtemps que l'an  dernier ?    Est-ce que je peux monter plus vite que ceux-là ?  Pourquoi ceux-là me  rattrapent- ils  aussi facilement ? Est-ce que c'est encore loin ? Est-ce que c'est vraiment  fait pour moi ?  Où est le plaisir là dedans ? Pourquoi c'est pas encore le sommet ? Est-ce que    la descente   va être   foireuse ? Est-ce qu'il faut  freiner un peu ? Est-ce que c'est pas Xavier devant ? Est-ce  que je peux le rattraper ?  Est-ce que   c'est vraiment fini ?   Si je m'assieds, est ce que je pourrai me relever ?   Est-ce que je vais recommencer ????   Xavier :  
 J’avais oublié que le réveil était aussi matinal. En effet nous voilà partis pour la seconde fois pour  cette course de longue distance.
Histoire de se mettre dans le vif du sujet la couse débute avec une belle côte. Nous sommes tous les quatre ensembles.
Un peloton d’une vingtaine de coureurs  se forme que nous entrainons bon train. Les kilomètres défilent ainsi que les paysages et le moral est bon.
Arrivent les 80 km et la situation se complique pour moi. Le physique commence à marquer un fléchissement avec l’apparition  de crampes mais le moral tient bon car le plus dur est fait et ce n’est pas maintenant qu’il faut fléchir. Je suis contraint de lâcher le peloton dans lequel se trouve Christine  à 15 kms de l’arrivée et je termine la course en solitaire.  Je  grimpe la dernière montée seul au train d’un escargot mais avec la volonté d’arrivée en haut et pour moi contrairement à beaucoup  d’autres le plus dur n’est pas terminé puisqu’il faut descendre cette fichue pente  et sur les rollers. Je prends mon courage à deux pieds et au rythme toujours d’un escargot je descends avec les rollers chaussés  et en jurant que c’est la dernière fois. Au milieu de cette descente Philippe qui nous avait lâché pour un problème technique me double à vive allure pour terminer juste devant moi. Heureux d’être arrivé et fier d’avoir renouveler cet exploit, car je le considère ainsi.
Christine :   7h30, c’est le départ. Notre train est rapide et jusqu’aux 70 kms, je me sens bien. Les kms défilent  rapidement……Je me dis ça va, le plus dur est fait.
Erreur : les 33 derniers kms sont éprouvants car le vent est de face et il forcit. Le peloton avec qui je roule est  fatigué, roule par à coup et c’est encore plus pénible de suivre ce rythme.  Je tente de faire un relai, mais en quelques minutes les crampes sont  là. Je m’incline et reprend la queue du  peloton. La fatidique montée finale de plus de 3 kms arrive et là le moral en prend un coup. Je n’ai plus de jambe, je grimpe plus lent qu’un marcheur et je me dis « ne t’arrête surtout pas ». Je suis derrière un grand qui me coupe du vent, un autre me suit. Pas un bruit dans ce petit peloton de 3, que notre souffle court et notre volonté d’en finir. La dernière descente est là et miracle, cette année, je la descends  avec plaisir pour finir en 4h26 vraiment loin de la première féminine ! Mais challenge réussi : je n’ai pas déchaussé dans la descente !
la bosse….interminable, infernale, à vomir,  mourir. Bon je ne  suis pas morte tout à fait mais je crois qu’elle ne me reverra plus.
60 km au fond du peloton, tranquille derrière les 3 Saint Mauriens qui bossent pour les autres. Moi, j’ai devant moi un gars de Valence, c’est écrit sur son maillot ; je me laisse bercer par le rythme du peloton, je profite du paysage. L’arche des 50 km arrive, déjà ! puis 60 km et là….c’est plus la même ! Une crampe vient me tordre le mollet gauche, je dois presque m’arrêter, masser le mollet et faire attention à reposer le pied en douceur, à chaque foulée. Et pendant ce temps, il s’en va le peloton et devient petit, petit… C’est là que confrontée à la chaussée rugueuse, à la crampe qui ne demande qu’à s’installer, à la solitude, au vent puis enfin à la « bosse » finale, comme ils l’appellent les champions, et bien c’est la tête qui prend le relais pour résister à la tentation d’arrêter.
Enfin, j’aperçois le panneau « arrivée 20 km », (une broutille !), et 10 km plus loin, un nouveau panneau « arrivée 20 km » !! Quoi, j’ai reculé, ils m’ont fait une farce ou c’est une hallucination ? non c’est bien un cauchemar et qui ne fait que commencer puisqu’elle arrive
Marie - Lau