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La Randonnée des 8 villages, à 8 roues      Dimanche 9 mars 2014, à St Maur
Chapitre 2
après la pluie le beau temps...ou la vraie randonnée ; nous vous avions donné du vague à l’âme lors de notre dernier reportage. Les rayons de soleil ont eu vite fait de balayer la morosité. Lisez ….
…..ou regardez plutôt. À contempler Perrine l’astre du jour, une phrase nous vient de suite à  l’esprit : le ciel peut attendre !   "Y’a d’la joie, Bonjour Bonjour Saint-Maur Roller Y’a d’la joie, dans le ciel par-dessus le toit Y’a d’la joie, et du soleil dans les ruelles Y’a d’la joie, partout y’a d’la joie"  9H30 rassemblement Place des Marronniers, deuxième plus grande place de la région Île-de-  France après la Concorde. Il faut au moins une place de cette envergure pour accueillir la  trentaine de participants que nous représentons !  Oyez, Oyez Dame Christine entre en jeu avec  ses remarquables perruques lamées multicolores dont on s’affuble piteusement. Mesdames  de  Sévigné et de la Fayette auraient adoré !   Nous beaucoup moins…Rabattues par le vent, les bandelettes métallisées nous chatouillent le  nez et on en mange autant qu’on en sème !   Nettement plus agréables au goût, de délicieuses viennoiseries nous sont délicatement  proposées par nos dirigeants,   le tout agrémenté d’un consistant quizz de 25 questions très cérébrales. Voilà de quoi penser  avec son ventre.  On voit bien à en juger par vos expressions qu’il s’avère d’emblée très digeste.   Nous prenons le départ au Parc de Saint-Maur,  quartier qui s’est construit dans le parc du  château de Condé. Le gibier y était prospère autrefois mais le bitume s’est substitué aux  terrains sauvages.  Et on dit Merci qui ? Henri-Pierre Caffin un des lotisseurs qui pour  viabiliser les rues vous a facilité la randonnée : c’était une 1ère en France.  On passe devant l’école des Tilleuls construite en 1882. Appréciable ce revêtement de velours,  ça glisse tout seul jusqu’au village de Champignol.  Ce quartier est né de la réunion de 2 fermes : la ferme éponyme de Champignol située au bout  du parc du château et la ferme du petit Mesnil aussi appelée ferme du Trou. Les allées bordées  d’arbres n’ont pas disparu mais il est franchement loin le temps où il était fait obligation de  garnir les arbres des avenues de paillons pour les protéger des dents des chèvres. Pour les lève-  tard, Réveil instantané : La promenade bucolique prend fin au beau milieu de la rue. Tétanisés,  certains regardent longuement la pente qui s’offre à leurs yeux emplis d’effroi. Plus de peur  que de mal, un système d’entraide se met en place et une succession de zigzag bien contrôlés  vient à bout du joli dénivelé.   Arrivés sur le plat sans écueil, l’équipe se déplace ensuite le long de la voie ferrée rue Lafayette  avant de faire face à une nouvelle complexité. Alors, Descente directe ou escaliers ? Voici  l’alternative pour emprunter le passage sous la voie ferrée appelé "La Guillotine".   Nous en sortons tous indemnes côté village de La Varenne-saint-Hilaire. L’avenue Charles  Péguy mène en ligne droite sur les bords de Marne…et là c’est la débandade. Les uns partent  sur la droite, les autres sur la gauche tandis que les plus avisés ménagent leurs efforts en  s’immobilisant au point de séparation. Jérôme s’élance dans une course effrénée à la poursuite  des brebis égarées pour les ramener vers la statue « La Marne » sculptée en 1950 par Edouard  Cazaux.    Cette statue allégorique représente une femme nue et à demi allongée. Trouvant place à l’entrée  de la mairie en 1964, elle fait scandale car jugée lascive et est transportée quai Winston  Churchill en 1987. Entendus les commentaires dithyrambiques, je me fais fort de préciser que  toute ressemblance avec une personne ayant existé ne saurait être que fortuite. Je concède que  les formes sont généreuses et que l’attitude est assez sensuelle mais en 1950 je n’étais PAAAS   née, alors inutile de s’énucléer à déceler des bleus, Pedro ! Nous repartons, les brebis fustigent.  Ben oui quand on suit comme des moutons de Panurge, faut pas s’étonner !   Face aux maisons numérotées du 87 à 71 se découvre  l'île d'Amour, réputée pour son  restaurant au début du XXe siècle :
"Sur la Marne, il aimait surtout l'île d'Amour, Avec arbres dessus, avec fleuves autour. C'est une île de vin blanc et de balançoires Qu'on range dans le ciel dès que tombe le soir." (…) Poème de Jean Cocteau sur Raymond Radiguet Nous nous arrêtons devant l’œuvre d’Yvonne Clergerie. Sa sculpture en bronze rend  hommage au chanteur Charles Trenet qui a longtemps habité face à l'île d'Amour. Le  chanteur y fait référence dans sa chanson « Revoir Paris ». Ces vers sont inscrits dans le  bronze :  "Mon Dieu, mon Dieu, merci d'être ici. Ce n'est pas un rêve, c'est l'île d'Amour que je vois... Dans la petite gare, le sémaphore appelle ces gens, Tous ces braves gens de La Varenne..." « Sur votre droite, la rue du Capitaine Charton dans laquelle le peintre Camille Pissarro élut  domicile entre 1863 et 1866 », s’exclame à tue-tête votre humble héraut   Nous traversons les jardins du Beach où Alexandre Dumas trouvait l’inspiration sous le  platane bicentenaire. Son roman « Le père La ruine » est un récit qui se déroule dans le La  Varenne des années 1793-1834 et apporte un éclairage précieux sur cette période difficile.    À l’angle, l’avenue du Bac nous remémore le temps où seul le bac permettait d’établir un lien  entre La Varenne et Chennevières. Ce bac avait été donné en concession par le Prince de  Condé aux passeurs-fermiers qui détenaient droit de pêche et de passage. Nul ne pouvait  utiliser d’autres bateaux que ceux du prince sous peine d’amende et de confiscation. La  traversée coutait très cher à nos écoliers qui devaient l’emprunter pour se rendre sur l’autre  berge.  "Dans le Val-de-Marne, Si tu te promènes En longeant la Marne, Tu rejoins la Seine, Au bout de la Seine, Il y a la mer Reviens en arrière, Jusqu´à La Varenne" Une brève pause devant la statue « les loulouttes » de Sabine Cherki puis nous nous frayons  un passage sur le marché très fréquenté. Nous coupons à travers le carré de la Villa Médicis,  hôtel particulier du 15ème siècle qui échappa de justesse en 1976 à la démolition pour être  réhabilité 6 ans plus tard en musée.  Nous pénétrons dans le square saint-Hilaire qui abrite la sculpture « Hommage » de Pierre  Lagénie. L’œuvre a été érigée en souvenir de 28 enfants juifs des maisons d’enfants de la  Varenne enlevés et déportés dans la nuit du 21-22 juillet 1944, et ceux sauvés par « les justes  parmi les Nations ».  Nous longeons le quartier Les Muriers par l’avenue Caffin. Ce quartier doit son nom aux  plantations de muriers blancs lancées en 1815 pour cultiver le ver à soie.  Tudieu, 11h30 et pas encore à mi-chemin ! Nous accélérons la cadence entre la place Jean  Moulin et l’hôtel de ville. À Adamville, les marches de la mairie nous accueillent. Sous le  regard observateur du prince de Condé et de la Marne, on garde la pose pour une séance de  photo de groupe.                                                                                        Chapitre 3