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Roll’athlon à Seyssel, dimanche 1er juin 2014
Et de 3 ! et oui, nous restons fidèles au roll’athlon, course d’endurance de 103 kms qui se passe dans les Alpes. Cette fois un petit nouveau s’est joint à nous « Sami ». Enfin petit n’est peut-être pas le mot juste…..Il s’est entrainé une bonne partie de l’année sur le circuit de Longchamp et il se demande bien comment son corps et son esprit vont réagir durant ces nombreux kms (vous trouverez ci-dessous comment il a vécu sa course !) Quant à Xavier il a choisi d’être accompagnateur,  il est aux petits soins pour nous et il aidera même les bénévoles sur le site ! Nous sommes au régime pates depuis plusieurs jours et nous ingurgitons encore celles prévues le soir. C’est donc bien chargés de sucre lent que nous nous endormons chacun avec nos rêves !
Au matin le ciel est clair, petite fraicheur et léger vent.
Nous prenons le départ en retrouvant nos amis les Auxerrois, Madeleine et Serge.
Malgré notre volonté de partir tranquillement, entraînés par le flux des patineurs, nous partons rapidement. La première côte fait mal au souffle mais du coup nous n’avons plus froid et l’échauffement est rapide…. Nous formons un grand peloton (20 ou 30 patineurs) et nous restons sagement derrière à l’abri. Le début commence par de belles descentes, que nous appréhendons un peu au début, puis tout compte fait, on y va carrément car on ne veut pas lâcher ce beau peloton ; on nous raconte dans les rangs qu’une descente s’est effectuée à 56 km/h !!! C’est vrai que les platines vibraient un peu !!
On reste avec ce peloton jusqu’aux 70 km. Sami, qui remplissait sa gourde de potion magique se laisse distancer ; il sauvera sa peau avec quelques rescapés du peloton qui s’est disloqué. Philippe et moi, prenons la tête de ce nouveau groupe de patineurs et là on commence vraiment à bosser. Les 25 derniers kms seront avalés sans soucis (ni crampes, ni réelles fatigues musculaires) puis nous voici près de la fin avec toujours cette merveilleuse côte faite de 3 « bosses ». On se la mange chacun à sa manière mais bravement et les dents serrés ; Et la  DESCENTE est là : toujours aussi pentue et alors qu’on vient de dévaler des descentes bien plus spectaculaires, nous voici faire de la « raclette » et du chasse neige. A la moitié, Philippe dit : « plus que 2 minutes pour faire moins de 4 heures ». Une petite folie s’empare de nous et là plus de peur mais juste une énergie pour faire un bon chrono.
 Et nous y arrivons. Bilan de la course : Christine: 03 : 59 : 43, Philippe: 03 : 59 : 44, Sami:04 : 16 : 28 avec une belle 2ème place vétéran 2 pour Christine qui est montée sur le podium pour recevoir sa poele Téfal!
Et voici le résumé de Sami : Le Roll'Athlon 2014 a bien été tordu en bonne et due forme, tout au long de ses 103km J'ai super bien roulé en peloton, entre 27 et 30km/h de moyenne dans des paysages aussi variés que magnifiques, avec de belles descentes surprises et de franches mais courtes grimpettes, le peloton roule tellement bien que les faux-plats sont avalés à vive allure et on ne s’en rend même pas compte! Super bien roulé….. jusqu'au km.67, où la tête du peloton s'est mise à accélérer (surement pour se débarrasser des suiveurs sur un faux plat de 15km qui s'est transformé en pente douce pour finir sur du gratton horrible (très mauvais goudron avec des mini trous partout)... je les vois s'éloigner tout doucement, seconde par seconde, le vent s’engouffrant à l'arrière du peloton et précipitant mon naufrage dans le désert hors du train.... je les perds de vue, ma vitesse chute, mes genoux pleurent sur le gratton... je suis seul, je savais que ce moment arriverait mais je le voulais le plus tard possible... hors de question d'attendre le prochain peloton, je continue de rouler... J'ai roulé seul quelques km avant de retrouver 1 puis 2 rescapés seuls avec qui j'ai fait les 25km suivants en faux plat montant... la vitesse remonte, on récupère, on se repose et les km défilent... Je perds mes deux nouveaux co-équipiers, mais cette fois c'est eux qui décrochent, un peu avant la terrible monté de 2km du km.98 à 100. Presque 400m de dénivelé positif sur 3 paliers (1.1km, 500m, 300m)... horrible, le moral a été mis à rude, très rude épreuve, accompagné d'une douleur / crispation aux genoux (ça me fait ça sur les longues distances), et c'est là qu'on se rend compte du pouvoir du mental en sport...  j'ai rien lâché, ne me suis pas arrêté, ni laissé aller à ralentir… je double 2 gars dans la monté, ça me remotive, 2eme palier, je commence à plus en pouvoir, le 3eme palier tarde à se montrer, entrecoupé de faux plats que je maudis ! …puis ce 3eme palier de 300m me remet une claque, suivi de quelques remontées ("petites marches" non signalées…) qui ont tenté de me réduire en poudre le moral, mais rien à faire, j'étais déterminé à ne rien lâcher! AHHHRHRHRHRAH!!!!! ...fin de ces 300 derniers maudits mètres, je franchis le panneau du km.100 !
et là........ se profilent 3km de pure descente avant la ligne d'arrivée, je me détends les quadriceps, plis rapidement les genoux, bouge les chevilles histoire d'oublier la peine de la montée et détendre les muscles et articulations afin d'assurer le contrôle dans la descente (qu'on m'avait annoncée comme terrible....:D  …que nenni !), je lance de francs coups de patins pour prendre de la vitesse avant la grosse pente, position goutte d'eau et je me laisse glisser les coudes sur les genoux... la descente est loin d'être flippante, mais du pur plaisir sur presque 3min, quand la pente s'adoucit je relance des accélérations, du pur bonheur, le GPS indique 54km/h de vitesse max :)))) entrée dans la ville de l'arrivée, la pente s'estompe, négociation d'un grand rond point à vive allure, puis sprint final (obligatoire!!!!!) sur la dernière ligne droite avant de passer le portique des 103 km après 4 heures et 16 minutes ! ….toute la pression retombe d’un coup… j’ai trop mal aux genoux, je m’assieds (ou plutôt tombe!) tant bien que mal et essaie de détendre mes rotules, il me faut 15min avant de pouvoir me relever, je marche en boitant jusqu’à la voiture (mais quelle idée de faire un truc pareil…!)
 …une douche, des fruits et de l’eau plus tard, puis deux sandwichs sauccisses/merguez et deux bières (jamais autant appréciées)
le sourire est revenu, on profite du soleil et de l’ambiance, super content d’avoir remporté le défi, dans un temps pas trop mauvais et déjà à me projeter sur le RollAthlon 2015 !! Allez en résumé, merveilleuse course, merveilleux paysages !!! et à l’année prochaine Et sur le chemin du retour: