Grol Tour 2007   "Les Pieds dans l'Eau"

 

Samedi 16 juin

Cinq heures prévues pour aller de Saint-Maur à Vannes, sachant qu'il faut arriver entre neuf heures et midi… Il faut donc partir à 4 heures 30 selon Cédric, trop prévoyant, qui emmène Solène et Perrine. Ou 6 heures 30 pour Marie-Laurence, Christine, Xavier et Philippe. Aurélie, Audrey, les deux Isabelle et Pascal ont fait un choix plus judicieux pour leur sommeil et sont partis la veille. (Pensons à Victoire et Pedro qui ont dû annuler leur week-end peu de temps avant).

Tout le monde arrive quand même à l'heure. Le programme est chargé : passer à l'enregistrement pour récupérer les tee-shirts et les bracelets, mettre les bagages dans le camion, avaler son pique-nique dans les voitures (car malheureusement, le ciel se montre déjà capricieux), chausser les rollers, protections… et tout le monde sur la ligne du départ ! avec ponchos, k-way et sacs poubelle  pour éviter d'être trempés tout de suite.

Pendant ce temps, quelqu'un annonce au micro l'organisation du week-end, puis message personnel : "– Saint-Maur Roller est ici ? – Ouiiiiiiiiiiii ! – Alors joyeux anniversaire à Perrine, pour ses 37 ans !"

"– M'sieur ?!! Mon anniversaire n'est pas aujourd'hui et je ne vais avoir que 22 ans ! Ce sont mes deux copines là-bas qui vous ont dit ça ? Excusez-les, à leur grand âge on perd un peu la notion des dates !"

L'humeur de SMR est donnée : il faut surveiller ses arrières, car Mister-Blague est dans les parages.

Le départ est donné et c'est sous la pluie que partent les 500 participants bien entourés par une soixantaine de staffeurs, organisateurs, bénévoles, professionnels de santé et de sécurité. Le crachin breton et les vêtements imperméables laissent rapidement la place au soleil et aux tee-shirts pour présager quelques coups de soleil.

La randonnée est agréable : le sol sèche vite, le rythme n'est ni trop lent ni trop rapide, tout le monde discute, et les paysages sont magnifiques. Quelques montées font regretter d'être venu, d'autant plus qu'une bonne partie de la foule à rollers freine durant les descentes, même avant les côtes, ce qui annule tout espoir de prendre un  peu d'élan. Une petite pause pour remplir les gourdes et se rafraîchir, une route de pavés et c'est reparti jusqu'à une vraie pause‑ravitaillement à Theix, où sont distribués madeleines, fruits et bouteilles d'eau. SMR se réunit dans l'herbe, mais il manque une Isabelle… c'est inquiétant. Au moment du départ,  on la retrouve, tout va bien, elle est restée un peu plus loin pour se reposer. Chacun son rythme, on est là pour se faire plaisir et profiter du paysage, non ?

La randonnée continue dans le même état d'esprit, le trajet est maîtrisé… ou presque ! Nous voilà coincés dans une voie sans issue à attendre de pouvoir repartir. Cette fois, il manque Aurélie et Solène, qui sont vraiment introuvables d'un bout à l'autre du cortège. On attend une vingtaine de minutes avant d'être appelés par un staffeur qui nous annonce qu'elles sont à l'hôpital, sans plus d'explication. Merci au monde moderne, car on apprend rapidement par téléphone qu'il n'y a rien de très grave, "juste" un gros hématome douloureux et gênant qui nécessite quelques examens de contrôle. Les filles se sont emmêlé les roues à pleine vitesse et Aurélie a voulu faire une chorégraphie, sans compter sur la voiture garée là (le lendemain, des oreilles qui traînent entendront un commérage certifiant qu'elle a paniqué et préféré se jeter sur la voiture, heum, drôle de version !). Deuxième pause‑ravitaillement à Saint-Colombier et on continue l'excursion,  dans l'attente des résultats de notre blessée.

A l'arrivée à Arzon, on se croit sauvés par un repos bien mérité. Mais le bateau qui fait la navette jusqu'à Port Navalo ne contient pas tout ce monde et la plupart de SMR se retrouve à attendre une heure la dernière navette ; sans se laisser abattre, car il reste des gâteaux et du riz au lait. En patientant, on peut faire des étirements, se tremper les pieds et claquer des dents ! Une fois bien installés dans le bateau, le fou rire réchauffe tout le monde, grâce à de grosses vagues, un peu d'imagination et des toilettes placés devant les sièges, permettant d'y aller... sans discrétion, mais avec méfiance. Après ces quelques minutes joyeuses, il est temps de remettre rollers et protections, car deux ou trois kilomètres séparent le port du camping.

Récupérons les bagages et installons-nous. Le traditionnel lancer de tentes a lieu sous le regard et l'objectif de Philippe. L'aménagement est  rapide, motivé par une douche et par la faim. Mais seule une dizaine de douches sont ouvertes, ce qui est juste pour contenter les vacanciers et les plus de 500 patineurs, venant de rouler sur environ 65 kms ! Tant pis, autant manger d'abord, l'odeur n'est pas si forte. Pour avoir droit à son menu (sangria, salades, grillades, glaces), il faut encore attendre à chaque stand. Aurélie nous rejoint, béquillant, accompagnée de Solène. Elles mangent avec nous, en nous donnant les détails de leur après-midi, moins agréable que la nôtre (quoi que, Solène s'attarde sur les pompiers qui ont mis la sirène pour leur faire plaisir). L'heure de la douche tant attendue arrive, mais Solène, Audrey et Perrine préfèrent enfiler les maillots de bain pour réactiver  leur circulation sanguine dans une mer froide… non, à bonne température selon les bretonnes.

Ensuite, Cédric et Philippe ont la gentillesse d'escorter Audrey et Aurélie à leur voiture, car pour elles deux l'aventure est malheureusement terminée… à charge de revanche ! Mais les gentils accompagnateurs n'ont pas pensé à enchaîner leurs tentes, il est pourtant connu que la Quechua a la bougeotte ! En effet, lorsqu'ils reviennent, les deux tentes sont parties se dégourdir les pattes plus loin dans le camping, chahutant leur petite organisation intérieure ! (N'oublions pas que nous sommes près de la forêt de Brocéliande avant d'accuser ceux qui dorment sagement, ou font semblant, on ne sait plus).

Tout le monde au lit (ou plutôt au duvet) car demain, le réveil sonnera tôt.

 

Dimanche 17 juin

Six heures et demi, debout ! Car le départ est prévu pour huit heures et avant, il faut replier les tentes (ce qui n'est pas aisé pour tout le monde), remettre les bagages dans le camion et prendre le petit déjeuner. Pour celui-ci, il y a une file d'attente, SMR s'y retrouve encore en dernière position. Le temps avance, mais pas la file. Une fois servis, il nous reste moins de 15 minutes pour tout gober. Tiens, il y avait un deuxième buffet qui aurait pu faire gagner du temps, mais il n'est pas signalé, donc inutile.

Le départ a lieu avec un peu plus d'une demi heure de retard. Les organisateurs veulent rattraper le temps perdu afin de faire le plus de chemin possible avant l'arrivée de la pluie annoncée pour 14 heures ; pour cela, ils mettent les bouchées doubles sur la vitesse de croisière et le car-balais fait monter tous les patineurs un peu à la traîne à cause de la nouvelle allure. Pourtant, ces deux heures de route plus rapides restent agréables, car il fait bon, le sol est lisse, les paysages encore plus beaux que la veille et moins de personnes freinent dans les descentes, ce qui facilite les montées suivantes.

La pluie arrive plus tôt que prévue, mais la chaussée n'est pas trop glissante. Les ponchos et sacs poubelles sont ressortis et après une demi heure sous une pluie de plus en plus vive, les organisateurs décident d'arrêter la randonnée avant Auray, car la suite du parcours devient trop dangereuse sur sol glissant. Cinq cars arrivent, se remplissent et repartent au point de départ et d'arrivée de Vannes. Pendant ce temps, la deuxième moitié des participants attend son tour à l'abri dans des gradins. Pour faire passer le temps, il y a un lancer de bananes et de madeleines prévus pour le ravitaillement, puis une farandole bretonne par le groupe de "bigoudènes-patineuses", encouragées par le public.

Lorsque le premier car revient, SMR saute dedans et attend encore une heure (mais au chaud) les autres cars pour faire la route ensemble et sous escorte ! En effet, les agents de sécurité de la randonnée font preuve de zèle pour arriver au plus vite à Vannes : arrêt de la circulation pour nous faire passer, précédés par la voiture et deux motards.

A vannes, les repas de midi sont distribués mais mangés dans les voitures, car la pluie est toujours là. La bonne humeur est restée elle aussi et quand Cédric ira chercher un café, il retrouvera sa voiture fermée à clefs de l'intérieur et remplie de joyeux farceurs.

Il n'y a plus qu'à récupérer les bagages pour pouvoir rentrer, ce qui pose un petit problème : le chauffeur du camion est injoignable et il lui avait été demandé de revenir à Vannes pour 17 heures. Il n'est que 14 heures… Il est toujours possible de s'occuper à nettoyer les roulements sous un stand, car ils ont bien pris l'eau.

Lors de cette journée, quelque chose d'étrange se passe depuis le matin : il y a une épidémie de démangeaisons dès le réveil. Certains ont de grosses plaques, d'autres des boutons. Moustiques ? Puces de la Quechua ? Allergie ? Intoxication alimentaire ? Toutes les hypothèses sont posées, mais rien n'est sûr. Philippe rigole bien, il n'a pas un bouton. D'autres se croient sauvés, mais les plaques arrivent plus tard dans la matinée. Et ce phénomène ne touche pas que SMR, on entend des conversations semblables dans les autres groupes.

Finalement, le camion arrive à 15 heures, mais encore un peu de patience, 500 sacs et tentes sont à distribuer, ce n'est pas tout simple.

Un soleil timide offre quelques rayons pour se dire au revoir et reprendre la route en se grattant.

 

Il est tant de rentrer, mais il y a comme un petit sentiment de quelque chose d'inachevé qui demande à être repris l'an prochain !

 

Pour ceux qui seraient encore réticents à venir, sachez que le Grol Tour devient un incontournable, grâce à sa bonne organisation en toutes circonstances, son ambiance, ses paysages et les rollers !

 

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