Les 6 heures de Clermont

 

Il était une fois Xavier qui lance un jour « et si on faisait 6h en solo ? ». Il nous faut l’instant d’un hiver pour être 3 à nous décider. La grande aventure débute : recherche sur les entraînements, réflexion sur l’alimentation avant et pendant, la meilleure musique à télécharger. Bref comment se préparer correctement.

Le jour J arrive : 6 juin, nous y sommes, Marie-lau, Christine et Xavier fin prêts, mentalement et physiquement. Philippe nous assiste pour les ravitaillements, lui aussi s’est préparé pour déterminer comment nous passer les victuailles et eaux sans les faire tomber ! Car, nous sommes décidés à ne pas nous arrêter même pour un arrêt pipi.

 

La douche nous attend à quinze minutes du départ : une pluie orageuse diluvienne s’abat sur Clermont et nous pensons que la course va être annulée. Nous sommes prêts à ranger nos petites affaires et déchausser lorsque l’animateur nous précise que la course est maintenue malgré les conditions climatiques. Pas le temps de reconnaître le circuit, nous prenons le départ quelque peu sceptiques et pensons arrêter rapidement.

Le premier tour de circuit d’1 Km 470 nous parait bien long sous la pluie. Deux descentes aux enfers, l’une bien lisse avec un virage à 90° en bas et l’autre gratonneuse à souhait mais au moins avec le mérite de nous ralentir naturellement. Freinages en T, allure de pingouins glissants, nous sommes tous à la même enseigne, la seule chose que nous voulons éviter est la chute. Le premier tour se passe puis un autre et encore un autre. La pluie s’interrompt 1/2 heure après le départ : nous sommes trempés, nos rollers et pieds aussi. Une petite éclaircie timide nous remet du baume au cœur, la chaussée commence à sécher nous reprenons nos appuis habituels, nous séchons !

Et les tours s’enchaînent, Philippe assure son rôle à la perfection entre deux photos, nous encourageant régulièrement tout en nous nourrissant et en nous abreuvant.

A 3h00 de course Marie-Lau a du mal : elle n’a pas récupéré du départ et de la tension musculaire occasionnée. Elle poursuit vaillamment mais le cœur n’y est plus, elle arrête à 3h30. Nous pensons qu’elle fait une pause pour nous revenir reposée mais non c’est fini pour elle. Ce n’est que partie remise pour un autre challenge futur.

Nous poursuivons Xavier et moi. A 4h30 de course, Xavier ressent de la lassitude : il parait que ça s’appelle « le mur ». Il est fatigué musculairement, mais le moral tient. Nous sommes encouragés par nos coéquipiers et aussi par des badauds venus assistés à l’évènement et cela nous aide. 5h30, c’est de plus en plus dur, nous sentons la fin mais nous sentons aussi, les crampes pas très loin. Xavier ralentit un peu et se laisse distancer par Christine. Quelques tours sont faits individuellement puis les 2 équipiers se rejoignent pour le dernier tour et franchissent l’arrivée main dans la main. Ouf s’est fini !

Résultats : 80 tours pour Christine, 79 tours pour Xavier et  43 tours pour Marie-Lau : faîtes le calcul….

Et une 1ère place pour Christine en solo catégorie féminine….

Petite anecdote au retour : sur l’A86, à la hauteur de Nogent, Xavier notre conducteur est pris de crampes aux deux jambes. Obligés de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence pour changer de conducteur !!!! Et oui, c’est une belle prouesse musculaire que nous referons pour que Marie-lau prenne sa revanche. Serions-nous un peu fous ????

 

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